Terra Incognita

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2007/01/09

Janvier 2007

Bonne année !

En vous souhaitant que 2007 soit remplie de belles et bonnes lectures.

En ce qui me concerne, je m'attaquerai au Nouveau Testament (j'ai commencé mon premier évangile), aux séries A Song of Ice and Fire de Martin et Wheel of Time de Jordan (j'en suis au cinquième), à du Van Vogt, Asimov, Barbe, Mongeau, Seguin, Guiton, Malraux, Voltaire, Camus.

La Divine Comédie de Dante (enfin, depuis le temps que je voulais la lire), la Dialectique négative d'Adorno (que je repousse depuis trop longtemps. J'ai l'impression que j'y comprendrai pas grand chose...), la deuxième partie de Mein Kampf d'Hitler (elle ne m'inspire pas beaucoup après la lecture de la première) et toutes autres oeuvres qui seront mises sur mon chemin par ma famille, mes amis ou...par vos critiques littéraires !!! ;o)

Qui sait, peut-être aurons-nous droit au dernier Harry Potter bientôt...

...et vous, qu'envisagez-vous comme lectures cette année ?

5 Comments:

Blogger Simon said...

Roméo et Juliette (2006)

Réalisation : Yves Desgagnés
Scénariste : Normand Chaurette
Interprètes : Charlotte Aubin, Thomas Lalonde, Pierre Curzi, Danny Gagné, Gilles Renaud, Jeanne Moreau, David Michaël, Hubert Lemire.

Deux amoureux provenant de milieux incompatibles et voulant vivre leur passion mourront des conséquences de celle-ci.

Je suis allé voir ce film la semaine dernière et je ne considérais pas avoir grand chose à y dire. J'écris un petit quelque chose puisque Amélie l'a critiqué.

Mon commentaire global étant "Bof", je ne peux que souligner quelques petits détails par-ci, par-là.

Les acteurs principaux sont relativement bon, considérant que c'est leur première expérience. Quelques scènes sont agaçantes (dont, entre autres, celle où Roméo cherche Juliette dans un hôpital pour vieux. Sur certaines séquences, on filme Lalonde de dos. Il a l'air de marcher avec un bâton dans le derrière...), mais enfin...

Certaines performances sont à souligner, comme David Michaël qui joue un peintre homosexuel (faisant office de Mercutio). Je l'ai bien aimé. Son rôle était risqué car on "sent" qu'il aurait pu se casser la gueule et rendre son personnage ridicule*. J'ai bien aimé aussi Hubert Lemire dans le rôle du chum fade de Juliette. Têteux à l'extrême (la meilleure phrase du film est sans doute celle dite par Étienne le concernant : "Le problème avec toi François, c'est qu'on sait jamais dans quel lit tu couches"), rapace quand il découvre la vérité entre Roméo et sa blonde.

Je dois dire cependant qu'il y a un lot d'acteurs qui jouent vraiment mal. André Robitaille, en entraîneur de natation, est vraiment nul à chier. Tellement que ça mérite que je le dise une deuxième fois : André Robitaille y est vraiment nul à chier. Suite à cette performance, je lui retirerais ses cartes d'acteur.

Gilles Renaud ne dégage rien. Il a l'air plus fatigué que menaçant. Il est sensé personnifier un chef de gang de motard et on a même pas le "shake" quand on le voit. Il est loin d'un Mom Boucher.

Danny Gagné est poche. Il joue "trop fort" et a l'air d'un grand enfant en manque de Ritalin. L'une des premières scènes du film nous rend mal à l'aise quand on le voit beugler sur le corps d'un enfant victime d'une explosion de voiture. Ça aurait pu passer si on avait axé un peu plus sur sa/ses maladie(s) mentale(s) (on la/les flaire(s)), mais le temps consacré au personnage ne permet pas de l'approfondir suffisamment.

Pierre Curzi est ordinaire, tout comme la Jeanne Moreau. Je ne comprends pas ce que la critique lui trouve dans ce film. Sans doute est-ce son aura de ses films passés qui les affectent car moi, elle ne m'a vraiment pas ému. D'ailleurs, la "mamie" est souvent de trop dans ce film. Elle joue un peu le rôle de l'apothicaire (le rôle de Father Laurence dans la version de Luhrmann), mais on s'écoeure de la voir se promener en Smart partout.

Amélie a dit que la musique était bonne. C'est vrai. Elle est cependant surtout anglaise et on sent que c'est du miel mis pour la clientèle visée par le film. Le collage est flagrant en ce qui concerne la scène où Roméo quitte la piscine pour la première fois (je crois que c'est du Simple Plan et cette séquence fait vraiment Teen Movie à l'américaine).

C'était, en général, un divertissement. L'histoire originale est épurée au maximum, mais ce n'est pas grave : le but n'était manifestement pas de faire une version sérieuse de l'oeuvre de Shakespeare. J'imagine que la clientèle cible (les adolescents québécois) a bien aimé. J'en suis de plus en plus éloigné (et, malheureusement pour Desgagnés, les critiques québécoises le sont encore plus que moi...) et je peux difficilement me prononcer pour eux.

Je dois cependant préciser que je partais avec un léger préjugé négatif. Lorsque j'ai vu (et surtout entendu) Yves Desgagnés à l'émission Tout le monde en parle de Radio-Canada, je l'ai trouvé vraiment insignifiant. J'ai voulu me suicider quand je l'ai entendu enterrer les problématiques environnementales mondiales sous son positivisme bonbon envers la nouvelle génération.

Probablement que ça a entâché ma vision de son oeuvre. M'enfin...
__________________
*Un peu comme le Mercutio de Baz Luhrmann dans la version Romeo + Juliet (1996) avec Léonardo DiCaprio. C'est Harold Perrineau (Michaël dans la série "Lost") qui l'a très bien joué.

9 janvier 2007 à 22 h 49  
Blogger StrangÉmiLy86 said...

Soit dit en passant, le réalisateur a toujours tenté de se défendre lorsque la critique lui reprochait d'avoir créé un film pour la clientèle adolescente québecoise... Les acteurs que tu (Simon) critique offrent une performance assez médiocre... je l'avoue... Pour ce qui est de la musique, Simple Plan est québecois non américain... Je ne voulais surtout pas te mettre de la pression à critiquer un film que tu trouvais pauvre... Si j'ai apprécié un film d'ado rose bonbon québecois qui tentait à imiter les Américains, tant mieux... Après tout, l'important dans la vie n'est pas de ne pas se prendre au sérieux et de surtout garder le coeur jeune....

15 janvier 2007 à 09 h 18  
Blogger Simon said...

Allo !

Si j'ai critiqué ce film, c'est surtout pour en discuter. C'est l'un des buts de notre groupe de lecture.

Je me doutais bien que tu reviendrais là-dessus et c'est pour ça que j'ai écrit ce commentaire. J'aurais pu écrire quelque chose de semblable à ce que j'ai écrit depuis l'ouverture du forum, mais, manifestement, ça ne suscite pas vraiment de réactions écrites.

J'aurais pu aussi écrire sur la série Charmed que nous décrit Laurent depuis quelques mois, mais je ne l'ai pas vue (à part quelques extraits ici et là) ni lue.

Donc voilà. J'ai essayé d'y aller doucement pour ne pas trop te heurter, mais il semblerait que je l'ai fait un peu malgré tout.

N'oublie pas que tous les goûts sont dans la nature et qu'il n'y a vraiment pas, à mon avis, d'absolu dans le cinéma. J'aime ou j'aime pas et je discute de ce que je crois être les causes de mon amour ou mon manque d'amour.

Je ne suis pas journaliste ni critique professionnel et ce que j'écris, je l'écris pour le plaisir de m'exprimer, d'échanger et de m'améliorer. Entre autres, en me faisant critiquer ce que j'écris. Ce n'est pas toujours facile à prendre, mais je pense que ça contribue à m'améliorer.

Ce que j'aime, c'est discuter et tenter d'explorer les différentes facettes de la réalité. J'aime particulièrement quand quelqu'un me fait changer d'avis sur quelque chose en m'y faisant voir ce que je n'avais pas vu.

Tu relèves le défi ?

15 janvier 2007 à 20 h 22  
Blogger Simon said...

On pourrait partir d'une scène que je n'ai pas comprise. Si quelqu'un peut m'en donner son interprétation, svp faites-le.

Il s'agit de la scène ou Roméo et Juliette sont à l'appartement de Roméo. La grand-mère entre par la porte d'en arrière et voir le peintre (David Michaël). Elle le regarde, regarde la peinture, puis le serre dans ses bras et l'autre pleure (je crois). Quel est le sens que l'auteur a voulu donner à cette scène ?

Est-ce que la grand-mère comprend l'isolement du peintre, son mal-être dans sa peau d'homosexuel, et tente de le consoller ? A-t-elle reconnue, dans la peinture, une absence, chez le peintre, d'une figure maternelle (ou plutôt grand-maternelle) ? Est-ce que le peintre, suite à l'arrivée de son amour Roméo aux bras de Juliette, est désemparé et s'imagine une figure parentale venant le conseiller, sublimer son amour déçu ?

Je ne crois pas à la dernière interprétation (la mamie est vraiment là et non un fruit imaginatif) et les deux premières ne me satisfont pas.

D'autres idées ?

18 janvier 2007 à 10 h 12  
Blogger StrangÉmiLy86 said...

Tout de même sans rancune, car je ne crains que ma participation au site ne soit réduite au néant, j'en reviens au manque de temps et je ne sais pas si tu peux comprendre, je ne sais plus si je prends goût à écrire, si j'y mets vraiment mon 100 %... Ma réaction exagérée doit en être la preuve...

Pour la question sur la fatiguante en smart... je sais pas ils ont tellement mis son rôle sur une pied d'estal que je ne sais plus quoi en penser... tsé c'est peut-être juste pour pluguer sa supériorité et sa grande compréhension des choses de la vie et des sentiments.... elle n'a pas besoin des mots, juste de voir l'aura.... : )et elle finit par.... prendre pas mal trop de place....
Bonne fin de semaine et bonne session !!! j'espère que tu daigneras pardonner mon emportement d'ado ; )

26 janvier 2007 à 17 h 22  

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