Terra Incognita

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Emplacement : Chicoutimi, Québec, Canada

2006/02/05

Février 2006

Voilà !

Un îlot de stabilité : j'enseigne au cégep Lionel-Groulx, à Ste-Thérèse-de-Blainville, jusqu'en juin.

J'y donne deux cours, Mécanique et Ondes, optique et physique moderne, deux des trois cours de physique obligatoires au programme des étudiants en Sciences de la nature. C'est la première fois que je donne ces deux cours et que j'ai des étudiants de cette concentration. Si je continue à enseigner la physique au collégial, je vais donner ces deux cours une bonne partie de ma vie professionnelle...

Alors ça a été le nouveau milieu de travail, le nouvel appartement (je partage un 5 1/2 avec une coloc et son chat à 10 minutes à pied du collège). Maintenant, après une semaine de cours, c'est le travail acharné 7 jours sur 7 afin d'être le mieux préparé possible.

J'aurai l'occasion de vivre un peu la vie de mtl. Je suis allé voir Le Malade imaginaire au TNM et je vais aller voir Dracula, Les zapartistes et un groupe de musique dont les membres sont des amis, bientôt.

Et vous, quoi de 9 ?

1 Comments:

Blogger Simon said...

Dracula

J'ai vu la comédie musicale Dracula hier soir au théâtre St-Denis. Wow !

Nous étions situés dans la première rangée à l'avant. Nous anticipions craintivement cette place, croyant ne voir que les pieds des comédiens, de rater la perspective générale et de s'en sortir avec un magistral torticoli. C'est avec soulagement que nous avons constatés, en prenant place, de la faible hauteur de la scène et, même si on a raté la perspective générale, la proximité des acteurs compensait largement ce handicap !

Dracula est un combattant hors pair du Moyen-Âge et est marié à une vampire. Celle-ci est tuée et Dracula attend sa réincarnation, qui se produira 500 ans plus tard. La destinée réunit 5 personnages, un journaliste (Cossette), sa blonde (Watters), son caméraman (Boucher), Van Helsing (?) et sa fille (Destroismaisons).

J'ai bien apprécié. La mise en scène est haute en couleur. On utilise le multimédias au max. Une grande marionnette actionnée par un acteur selon la méthode "Mme Giguer" fait la narration et on projette souvent des images prises par le caméraman (Boucher) du journaliste (Cossette). Un guitariste à la longue chevelure blonde bouclée est envoyé occasionnellement sur scène.

Les costumes masculins sont relativement bien fait (le plus beau est celui de Van Helsing) mais les féminins ne mettent pas en valeur les comédiennes. Et il faut le faire, réussir à ne pas mettre en valeur Andrée Watters et Gabrielle Destroismaisons. Les costumier/ères devaient être des mégères jalouses ou des homosexuels.

Au niveau musical, c'est A1. Je craignais que le son soit trop fort vu notre position, mais ce n'était pas le cas. Chaque acteur a une voix "de la mort".

Le jeu des acteurs est parfaitement bien exécuté, peut-être même un peu trop. Ça manque légèrement de souplesse (si ce concept est envisageable dans une comédie musicale).

Bruno Pelletier est surprenant. Les brèves visions que j'en avais eu ne me laissaient pas soupçonner ses talents de comédien. Dans une scène, entre autres, il fait un signe de la tête à Daniel Boucher afin que ce dernier le suive. Le nom verbal est criant et ne laisse aucune chance de mésinterprétation par le spectateur. Il est très subtil et je doute que les gens assis à partir de la cinquième rangée l'aient vu. Je dois dire cependant que les rares fois où il regarde vers la foule, il ne regarde pas les gens (du moins, quand il regardait au parterre, il fixait les pieds des gens de la première rangée).

Andrée Watters, quant à elle, nous regardait dans les yeux. Je dois dire que c'était un + (même si elle nous portait le genre de regard qui n'en est pas réellement un, c'est un plus quand même).

Le personnage de Boucher ne lui laisse pas une grande lattitude, mais il est ok. Destroismaisons et Cossette sont ordinaires. Surtout ce dernier. C'est l'amoureux de Watters et il fait vraiment pas le poids physiquement avec Dracula. Personne n'aurait choisi cette face de cul à la place du comte immortel...

Notons finalement que j'ai été surpris de voir que l'on avait cousu un genre de coquille à la hauteur des "schnolls" dans le pantalon en cuir de Dracula (je soupçonne également que l'on a rembourré le gilet de Watters). Comme les comédiens de théâtre doivent exagérer leurs expressions faciales et physiques afin que les spectateurs, relativement éloignés de la scène en moyenne, puissent comprendre leurs sentiments, faut-il également que l'on gonfle leurs attributs au théâtre ?

9 février 2006 à 16 h 55  

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