Décembre 2005
Voilà, nous y sommes.
Décembre, fin de la session. On est toujours surpris d'être toujours en vie à ces moments là, avec les retards, les "c'était pour hier", les "c'était pour avant-hier", etc.
Pour ceux que ça intéresse, j'ai commencé la construction d'un petit site internet personnel.
Le sol perd son combat pour se dégager des accumulations de neige et c'est un Chicoutimi blanc qui nous entoure. Nous avons eu droit aux premières pertes de contrôle hivernales.
La semaine régionale de la physique c'est relativement bien déroulée (quelques photos). Avec un achalandage ridicule (après tout, c'est la physique), on a cependant eu droit à des rencontres extraordinaires (dans le sens littéral) avec de petits trésors de personnes qui traînent ici et là dans leur anonymat, petits villages d'irréductibles intellos en cette immense région scientifiquement froide et morte (pléonasme ?).
Quelles sont les nouvelles des grandes villes ?
Décembre, fin de la session. On est toujours surpris d'être toujours en vie à ces moments là, avec les retards, les "c'était pour hier", les "c'était pour avant-hier", etc.
Pour ceux que ça intéresse, j'ai commencé la construction d'un petit site internet personnel.
Le sol perd son combat pour se dégager des accumulations de neige et c'est un Chicoutimi blanc qui nous entoure. Nous avons eu droit aux premières pertes de contrôle hivernales.
La semaine régionale de la physique c'est relativement bien déroulée (quelques photos). Avec un achalandage ridicule (après tout, c'est la physique), on a cependant eu droit à des rencontres extraordinaires (dans le sens littéral) avec de petits trésors de personnes qui traînent ici et là dans leur anonymat, petits villages d'irréductibles intellos en cette immense région scientifiquement froide et morte (pléonasme ?).
Quelles sont les nouvelles des grandes villes ?

6 Comments:
Fin de seti@home classique
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From: "Temporelo ." temporelo@hotmail.com
To: civilisations@hotmail.com
Subject: La fin de seti classic :-(
Date: Fri, 02 Dec 2005 14:41:22 -0500
November 30, 2005 - 22:30 UTC
So the master database merge is at a complete standstill. Unless everything suddenly works, we probably won't embark on this adventure until after the December 15th cutoff date for SETI@home Classic.
http://setiathome.berkeley.edu/tech_news.php
Il va falloir s'habituer au seti boinc :-( Si au moins c'était seti bionic ! Enfin, c'est dommage, j'aimais mon seti commander.
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Khayman :
Ah, voilà la fin de seti@home classique !
Fin d'une belle aventure qui a commencée, pour moi, le 5 mars 2000. Depuis, plus de 11 000 unités d'analysées, 170 000 heures de temps d'ordinateur (19,4 ans).
Mais ce n'est pas le principal. Le principal était l'ancien site SETI-Québec (http://seti.gameo.com/), réunissant les membres du groupe d'utilisateurs de seti@home Québec, où j'ai amorcé une discussion où je demandais aux participants s'ils voulaient parler d'autre chose que de statistiques. Il y a un certain Athéo (décédé depuis...) qui m'a répondu à l'époque. Nous avons discuté et avons créé un forum de discussion sur la Place Publique de Sympatico. Nous avons échangé sur toutes les tangentes possibles et imaginables entourant les projets SETI. Nous avons confrontés et mobilisé le milieu virtuel contre une certaine tache mauve, NIL, aka Jacques Fortier (je crois...). L'échange sur le forum n'a pas survécu à l'opération d'extraction de ce blob sectariste. Le forum est décédé de sa belle mort lors d'un remaniement de la Place Publique de Sympatico.
Puis, il y a eu les chroniques sur l'Équation de Drake publiées sur SETI-Québec. Une belle expérience, ma première d'exposition publique d'articles de vulgarisation scientifique. Puis le webmestre, Claude Poitras, suite à différentes contraintes, a transmis le flambeau à un nouveau webmestre, DocZayus, qui a créé BOINC-Québec (http://boinc-quebec.org/). Je n'ai pas suivi. Je suis depuis un participant passif de seti@home, me contentant d'analyser les unités et ne discutant plus du projet.
Il y a des événements comme ça qui changent une vie. Je vivais ma première année de bac en physique quand je me suis inscris à seti@home. Ayant vécu et jamais sorti par moi-même plus d'une semaine de ma région natale en 20 ans d'existence, n'ayant jamais rencontré des gens avec qui je pouvais avoir une discussion sur les intérêts que j'avais (c'est pas un grand pourcentage de la population qui aime parler de physique et de philosophie), vivant à plein ma désillusion du système scolaire, seti@home, et surtout les forums de discussion concernant ce projet, fut un exutoire, une ouverture sur le monde, un espoir de rencontrer un jour des gens qui partagent mes intérêts. J'ai pu approfondir mes connaissances, connaître et mieux comprendre le débat sur la part de hasard et de nécessité dans ce monde, m'obstiner pendant presque un an avec la tache mauve pour le convaincre que la Terre n'est pas creuse.
J'ai rencontré des gens extraordinaires. J'ai pu garder contact avec l'un d'eux malgré la distance physique et notre parcours tumultueux dans les aléas de la vie.
Cet événement a probablement également contribué à amener un autre événement marquant dans ma vie, probablement le plus marquant, celui où j'ai été amené à travailler la première fois au Mont-Mégantic.
5 ans ont passés. Quand je pense à tout ce qui est arrivé depuis, j'en ai le vertige. Les deux autres années du bac, le travail au Mont-Mégantic les été 2001 et 2002, le déménagement à Québec et la maîtrise en astrophysique automne 2002, journal étudiant, création du groupe de lecture Terra Incognita en avril 2003, l'implication au Festival d'astronomie 2003, implication dans une comédie musicale à Montréal automne 2003 jusqu'à la fin du printemps 2004, déménagement à Notre-Dame-des-Bois et 6 mois de travail au Mont-Mégantic de printemps 2004 à fin automne 2004, 2 mois à Montréal, enseignement au Cégep de Chicoutimi janvier 2005, fin de maîtrise juillet 2005, nouvelle comédie musicale et cours de pédagogie,danse,violon,djembé,judo automne 2005, fin d'enseignement au collège décembre 2005. De quoi sera fait l'avenir ? Deviendrai-je enseignant ? Retour à l'école ? Pour faire quoi ? Travailleur humanitaire, médecin, docteur ès quoi ? Militaire ? Écrivain ? J'ai 25 ans, je dois choisir car l'absence de choix deviendra bientôt un choix.
Pour seti@home, c'est la fin car je ne suivrai probablement pas la transition. Le conservateur que je suis ne se mettra pas à jour. Ma trop grande inertie m'empêchera de procéder à la mutation SETI-BOINC et causera mon extinction...
Comme le disais si bien Cyrano à l'époque, sur notre forum de la Place Publique, un bon acteur doit savoir quand il faut qu'il se retire. Le rideau s'abaisse, les projecteurs s'éteignent, la musique s'estompe...
Au revoir.
Je me permets d'ajouter mon grain de sel à propos d'un livre qui a été commenté ici. J'espère qu'avec ces quelques éclaircissements, vous pourrez mieux comprendre ce que sont les modes dans le milieu éditorial.
Pour commencer, il faut savoir que les éditeurs préfèrent présenter des livres d'environ 300 pages (pour le grand format), car c'est ce qui est le plus vendeur en ce moment. Ils préfèrent des suites plutôt qu'un livre de 800 pages. Les grands lecteurs sont devenus trop peu nombreux depuis quelques années et le marché du livre est saturé de tous les côtés. Tous les éditeurs essaient de s'approprier une part de ce marché en essayant de suivre le courant qui déferle en ce moment sur le Québec. Longtemps, ils ont refusé d'écouter les demandes de Monsieur et Madame tout le monde. Ils commencent à comprendre que ce sont des gens ordinaires qui peuvent devenir leur vache à lait et donc, ils doivent accepter des romans moins compliqués et plus adaptés à ceux qui ne lisent que pour se détendre sans se casser la tête.
Il faut savoir aussi qu'il existe deux sortes de façon d'écrire un roman : celle qui se fait avec l'inspiration et celle qui est commandée.
Bryan Perro avec Amos Daragon, est le meilleur exemple d'histoire planifiée dans sa totalité. Son éditeur lui a passé la commande après une bonne étude de marché et les livres ont été élaborés d'une manière extrêmement dépourvue d'inspiration. Tout est fait en fonction de certains critères qui plaisent aux jeunes. Aucun mérite pour l'auteur, tant qu'à moi...
Celui qui n'a jamais écrit un roman, ne peut comprendre le processus d'inspiration de l'auteur. Il est très facile de juger une scène qui ferait référence à une scène similaire dans un autre livre ou encore un film. Dans Sylvannia, il y a un ensorceleur qui fait peut-être penser à Gandalf. Pourquoi? Parce que, lorsqu'il s'agit d'un puissant magicien, il est inévitablement passé par bien des années d'apprentissage et donc, la sagesse va toujours de pair avec la puissance. Vieux? Ben, naturellement! Isgrim aurait pu tout aussi bien faire penser à Merlin ou encore, à Saroumane... Un exemple plus facile serait celui-ci : quand un auteur décrit le Père Noël, il n'a pas trente-six façons de le décrire... Il est difficile de faire autrement que de lui donner les qualificatifs habituels qu'on lui prête.
Pour ce qui est de l'écriture faite par une femme, inévitablement, on retrouve de la sensibilité et des sentiments qui prendront plus de place que les décors eux-mêmes. L'écriture au masculin est beaucoup plus technique. Les hommes décrivent mieux les lieux, les personnages, mais les femmes vont emmener une sensibilité qui n'a pas nécessairement besoin d'autant de description. Je suis une femme, je préfère les romans écrits par des femmes parce qu'ils me touchent davantage. J'imagine très bien que pour un homme, l'écrivain ira mieux chercher son côté terre-à-terre.
Pour terminer, j'aimerais rajouter qu'au départ, mon roman avait plus de 500 pages. C'est mon éditeur qui a décidé de le faire plus court. Il est évident que la direction que prenait mon histoire, avait impérativement besoin de ces 200 pages manquantes pour comprendre la direction qu'elle devait prendre. Sylvannia porte la cote "adulte", mais je le prédestinais aux adolescents.
J'espère que tout ceci viendra éclairer des opinions. Il faut savoir qu'il y a une grande différence entre lire un livre et comprendre tout le processus qu'il y a derrière les lignes...
Au plaisir,
Annie Minier
Bonjour Mme Minier !
Je dois vous dire que je suis agréablement surpris de vous voir ici. Notre site web n'est pas répertorié par les moteurs de recherche (du moins, à ma connaissance) et il est surprenant que quelqu'un "hors du cercle" soit tombé dessus. Vous avez vu le lien sur www.critiqueslibres.com ?
Je suis également content de pouvoir lire votre commentaire constructif. C'est la première fois qu'un auteur "grand public" nous écrit un commentaire. De plus, ne connaissant absolument rien au monde de l'édition, vos interprétations de ce dernier enrichissent grandement ma réflexion.
En ce qui concerne Bryan Perro, il serait intéressant de savoir vos sources afin de juger de la solidité de l'information (même si, de par la nature de l'éditeur et les publications en série de l'oeuvre, ça semble flagrant).
Si je suis d'accord avec la première partie de votre commentaire, je dois dire que je diverge au moment où vous dites : "
Celui qui n'a jamais écrit un roman, ne peut comprendre le processus d'inspiration de l'auteur."
Le roman n'est pas la seule oeuvre littéraire qui demande de l'inspiration. Et comme dans toute oeuvre artistique, que ce soit au niveau littéraire, théâtral, musical ou autres, l'une des étapes de la "production" est de digérer ce qui a déjà été fait pour pouvoir trouver son créneau. N'importe quel musicien compositeur vous le dira : ça peut prendre des années avant de réussir à composer une pièce qui ne ressemble pas à quelque chose qu'on a déjà vu, entendu. Et je ne parle pas ici d'influences. Je ne crois pas qu'on puisse se libérer de toute influence artistique. Je parle seulement d'une étape que l'on doit franchir si l'on veut que son oeuvre soit autre chose "qu'une pâle copie de..." (si le but n'est pas ça, alors on fait comme Perro et on fait du découpage de classiques littéraires que l'on épure par la suite).
Ainsi, par exemple, vous dites qu'Isgrim, étant un puissant magicien, n'a pu se réaliser que suite à de longues années d'apprentissages, ce qui fait qu'il est innévitablement vieux, sage, etc. et qu'il n'y a pas 36 manières de décrire cet archétype de personnage. Je crois que c'est faux, voire même archi-faux.
Un bon contre-exemple est celui de Raistlin, le mage dans les livres de Lancedragon de la série Les Légendes de Margaret Weis (tiens donc, une femme ? :o) ) et Tracy Hickman. Il est l'un des plus puissants mages, mais relativement jeune, mauvais, égoiste et défiguré.
Isgrim (phonétiquement, ça ne sonne pas "gris" pour vous ? Le mot est même dans le nom) ne peut pas être comparé à Saroumane, archétype du mage blanc dans sa tour, propre, sage, froid. Non, c'est ce bon vieux Gandalf (lui-même inspiré de Merlin, lui-même inspiré des druides celtiques. "Inspiré" et non "copié"), errant, gris, voyageur, ami du petit peuple (Monsieur et Madame tout le monde comme vous dites ?), qui tombe du tilleul et qui reviendra dans le (deuxième ? troisième ?) livre, transformé. Je ne dis pas que c'est "une pâle copie de..." Gandalf, seulement que j'ai senti que le détachement de sa personnalité propre n'est pas encore accompli (probablement qu'avec le temps, ça se produirait. Après tout, ce n'est qu'au deuxième livre de la série "Wheel of Time" de Robert Jordan que j'ai perçu qu'on sortait de l'influence du Seigneur des Anneaux. Guy Gabriel Kay a dû, de son propre aveux, écrire la série La Tapisserie de Fionavar, aussi très semblable au Seigneur des Anneaux, pour purger son esprit de Tolkien qu'il a étudié des années).
Finalement, je tiens à préciser que c'est la Fantaisie écrite par les québécoises que je digère mal et non les romans écrits par les femmes. Je ne crois pas que c'est dû à un côté "terre-à-terre", mais plutôt à une conception de la Fantaisie qui ne cadre pas avec la mienne. Il y a d'autres sentiments que l'Amour dans la Fantaisie.
Au plaisir de vous relire !
Re-bonjour!
Pour commencer, je dois dire que le « Mme » est bien superflu… Juste Annie, ce serait beaucoup mieux!
Comme j’ai moi-même un site internet qui est répertorié par plusieurs moteurs de recherche, je vérifie à l’occasion qu’il y est toujours. C’est par hasard que j’ai vu Terra incognita en cherchant ici : http://www.recherche.aol.fr/
Je trouve toujours intéressant de lire une « vraie » critique effectuée par une personne complètement détachée de moi. C’est avec un grand plaisir que je l’ai lue! Parce que j’aime connaître le pouls des lecteurs, pas seulement de ceux qui ont aimé. Je veux améliorer mon écriture et c’est avec des critiques constructives que j’y arriverai. Je sais bien qu’on ne peut plaire à tout le monde, mais je tiens à combler mes lacunes.
Je ne veux pas médire ici sur le cas de Bryan Perro. Il y a un moment que je côtoies d’autres auteurs, des maisons d’éditions, des gens qui travaillent pour les distributeurs et je ne peux pas me souvenir exactement qui m’a fournie cette information… Il y en a beaucoup qui vont et viennent et celle-ci circule librement. À vous d’y croire ou non. Je sais en tout cas que c’est la même chose pour l’auteur de « Léonis ». Il s’en est vanté directement devant moi et ne semble pas s’en cacher…
« Celui qui n'a jamais écrit un roman, ne peut comprendre le processus d'inspiration de l'auteur. »… J’aurais dû écrire : « Celui qui n’est pas artiste, ne peut comprendre le processus d’inspiration de l’artiste ». Je partage tout à fait votre point de vue!
Je suis une fille du D&D, qui, par influence, voit un magicien vieillir en sagesse. Mais la sagesse peut être différente de l’un à l’autre… Gandalf est sage et Saroumane l’est tout autant, mais chacun à sa manière. Le Bien et le Mal sont tous deux opposés et nécessitent des années d’études et de pratiques avec leur Art. Mais si l’on est Sauron, on croira qu’on a raison de faire ce que l’on fait. Parce qu’avec sa moralité chaotique, il a raison de le faire.
Pour ce qui est d’Isgrim… Je suis un peu surprise qu’on puisse penser qu’il y a un lien à faire avec le gris de Gandalf! Mais je trouve quand même amusant de voir qu’on peut toujours trouver un lien à faire quelque part. La façon dont la magie évolue dans Sylvannia est expliquée plus en détail dans le deuxième tome. J’ai simplement amplifié la base de la magie blanche et de la magie noire. Quand on connaît les principes qui régissent ces façons d’invoquer l’énergie « blanche » ou « noire », l’univers de la magie devient encore plus fascinant!... enfin… pour moi!
Étant donné que j’ai joué au D&D, je considère la moralité à la base de l’évolution de la magie. Il n’existe pas de neutralité en magie, sinon, elle ne peut évoluer. L’attrait pour le penchant «magie noire » n’est donc pas sans conséquences négatives… Elle est inévitablement plus difficile à contrôler mais oh! combien plus forte!
Une petite question en terminant : Que penser de Robin Hobb avec sa série « l’assassin royal »? Cette série est pour moi une référence en fantasy, supérieure au « Seigneur des anneaux ».
Au plaisir de vous relire également! ;o)
P.S. : Pour les intéressés, Guy Gavriel Kay sera au congrès Boréal en mais prochain…
Allo Annie,
Très bonne question. J'ai vaguement entendu parler de la série de l'Assassin royal. Je ne sais plus qui m'en avait parlé (Olivier, tu es dans le coin ? C'est toi qui m'en avait parlé ?), mais c'était également, à ce que je me rapelle, en termes élogieux.
Je rajoute donc cette série à ma "to do list". C'est pas facile une liste de lectures à faire. Pour chaque oeuvre que l'on barre, il s'en rajoute 5 sur la liste...
Je suis content si mes critiques peuvent aider. J'essaie d'être constructif, mais, pour x-y raisons, je suis parfois très cru.
Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort
- Friedrich Nietzsche
Harry Potter et la coupe de feu(2005)
Réalisation : Mike Newell
Excellent !
Je suis allé voir avec des amis hier le dernier Harry Potter au cinéma. J'avais certaines appréhensions, surtout après les brefs commentaires de Laurent qui se disait déçu.
Je dois dire que j'ai vraiment apprécié ce quatrième film de la série.
Je ne me rapellais pas très bien du livre et je crois que c'est une condition gagnante pour apprécier un film tiré d'un livre. La plupart de mes amis qui n'ont pas apprécié le Seigneur des anneaux cinématographique sont ceux qui connaissaient les livres par coeur où qui venaient juste de le relire. J'imagine très bien qu'on soit moins flexible à l'interprétation faite d'une oeuvre par un réalisateur quand on s'est forgé solidement la nôtre.
Donc, un très bon film. Les effets spéciaux sont, encore une fois, impeccables (à part quelques endroits où ça "sent" l'animation par ordinateur, par exemple quand Harry est en homme poisson sous l'eau), les acteurs, de mieux en mieux (surtout pour Hermione) et les plans, superbes.
J'ai vraiment apprécié plusieurs passages. Le retour d'Harry avec la coupe et Cédric, la foule qui applaudit et la réaction de Potter, c'est comme ça que je l'avais lu. La bataille entre les jumeaux Weasley, transformés en pépés pour l'occasion, était vraiment drôle !
D'autres passages m'ont légèrement irrités. Je ne me rapelle pas que Sirius disait, dans la scène du feu, que le tournoi des sorciers amenait des morts. À ce que je me rapelle, ce n'est pas écrit. J'imagine que le réalisateur s'est permis ça pour "préparer psychologiquement" le spectateur à ce qui va suivre. Déception...
Il faut dire également que le passage où Quirrel s'ampute la main est ridicule. C'est fait très rapidement, avec un simple couteau (même une baguette de pain demande plus de force et de temps à couper). Par la suite, il prend son temps pour égratigner Potter sur l'avant-bras. Eille Come on ! Pensez-vous vraiment que pressé comme il semblait l'être à s'amputer, il aurait fait aussi attention de ne pas mutiler Harry ? Faiblesse du réalisateur ici (mauvais timing, mauvaise gestion des acteurs, mise en scène partiellement mauvaise).
Sinon, j'ai vraiment aimé !
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