Juillet 2005
Le roi des mois est maintenant là. Ce mois est l'un des seuls qui soulèvent des images de soleil et de chaleur lorsque l'on prononce son nom à un Québécois.
Déménagements, piscines, BBQ, chalets, plages, voyages, amourettes, travail à 30 Celsius, quelques mots qui désignent partiellement ce mois.
"L'été c'est tellement bon
Quand t'as la chance
D'avoir assez d'argent
Pour voyager sans t'inquiéter
Pour le fils d'un patron
C'est les vacances
Pour la fille du restaurant
C'est les sueur pis les clients"
Juillet 2005 marque le début d'une nouvelle étape de la reconnaissance des homosexuels au Canada. Après les femmes et les noirs, c'est à leur tour d'avoir droit d'être considérés égaux.
Je vous invite donc à vous prononcer sur la reconnaissance ce mois-ci.
Juillet pour tous les amis !
Déménagements, piscines, BBQ, chalets, plages, voyages, amourettes, travail à 30 Celsius, quelques mots qui désignent partiellement ce mois.
"L'été c'est tellement bon
Quand t'as la chance
D'avoir assez d'argent
Pour voyager sans t'inquiéter
Pour le fils d'un patron
C'est les vacances
Pour la fille du restaurant
C'est les sueur pis les clients"
Juillet 2005 marque le début d'une nouvelle étape de la reconnaissance des homosexuels au Canada. Après les femmes et les noirs, c'est à leur tour d'avoir droit d'être considérés égaux.
Je vous invite donc à vous prononcer sur la reconnaissance ce mois-ci.
Juillet pour tous les amis !

2 Comments:
Reconnaissance
J’ai terminé ma maîtrise. Le projet officiel des trois dernières années de ma vie a pris fin en ce début de mois. J’ai officiellement acquis le grade de Maître ès Sciences (M.Sc.).
Officieusement, c’est tout autre chose. Mes deux étés d’animation à l’ASTROLab du Parc National du Mont-Mégantic m’ont donné une vision de l’astrophysique que j’ai adorée, vision qui ne cadrait pas avec celle de la recherche que j’ai connue par la suite.
Septembre 2002, début de mon calvaire. Je comprends, après l’avoir côtoyé quelques jours au sommet du Mont-Mégantic, que ma relation avec mon directeur de recherche sera pourrie. À chaque question que je pose, il est juste pour ne pas me traiter directement de cave. Il le fait donc indirectement
(« Comment ça, on ne vous a pas appris ça à Chicoutimi ? », etc.).
Je lis pendant 2 mois pour tenter d’acquérir le vocabulaire, de compenser ma faible formation de Chicoutimi. Ensuite, mon directeur me donne mes données. Il me dit qu’Anne Pellerin et Simon Cantin [deux étudiants en astrophysique à l’époque] ont traité le même genre de données et me conseil de leur demander conseil. Cependant, Simon et Anne ont développé une complicité qui ne s’étendra pas à trois. Je suis partiellement à la remorque de Simon Cantin, mais ce dernier, avec raison, s’impatiente.
Mon directeur me dit de poser mes questions à Cantin et Pellerin. Eux me disent que ce n’est pas correct que mon directeur s’attende à ce qu’ils fassent son boulot. Je me retrouve entre l’arbre et l’écorce. Donc, à défaut d’avoir une source d’in-formation extérieure, je dois me débrouiller seul.
Chez un étudiant plus talentueux, probablement que ça aurait fonctionné. Mais ça n’a pas été mon cas. De plus, je me rends compte que la plupart des étudiants de mon groupe de recherche sont des diplômés de l’Université Laval et qu’ils ont, par conséquent, déjà complétés leur cercle social. Ceux qui ne sont pas dans ce cas sont assez âgés et ont des enfants, un(e) femme/mari. Bref, ils ne sont plus dans la catégorie « étudiants ». J’ai été le seul étudiant à rentrer dans le groupe de recherche en automne 2002 et il y en a eu une autre en hiver 2003. Donc, personne avec qui développer la complicité du nouveau départ de la maîtrise. Malgré tous mes efforts, je n’ai jamais réussi à me faire des amis et soulever un semblant de vie sociale dans ce groupe de recherche à cette époque.
J’ai donc commencé les anti-dépresseurs dès novembre 2002…
Je tombe follement amoureux d’une personne extraordinaire en avril 2003. Mylène est venue à Québec chez son frère. On s’est donné rendez-vous au café Au temps perdu sur Myrand. L’atmosphère café belge, sa beauté sobre, les sujets de discussions variés, le fait qu’elle comprenne à chaque fois de quoi je parlais et qu’elle me serve des réponses intelligentes, tout était aligné. Nous sommes allés ensuite Au Maurice. On a dansé un peu avant de transférer un étage au-dessus au Charlotte. Là, on a rencontré les deux cousins Turcotte de Mylène. L’un donnait des cours de salsa et dansa avec sa cousine, l’autre était en complet/veston et prenait son allure de mafieux (après tout, c’est le boss de TYT). C’est là qu’on s’est embrassé pour la première fois Mylène et moi.
Malheur à celui qui vit son amour pour la première fois à 23 ans. Malheur à celui qui tombe dans un amour total avant d’avoir connu des amours partiels (des amours où seul le corps, le cœur ou l’esprit est impliqué).
Mylène était déjà dans le projet d’une autre comédie musicale et manquait de temps/argent/énergie pour tout. Une paire de bras supplémentaires était salutaire. J’étais dans un groupe de recherche froid, avec presque aucun ami, travaillant sur un projet qui ne fonctionnait pas, ayant une relation inexistante avec mon directeur de recherche.
Qu’est-ce qui s’est passé d’après vous ?
Et oui, j’ai sauté dans la vie à Mylène comme un assoiffé, ayant été des mois de temps dans le désert, saute sur une oasis. J’ai pénétré dans son monde de couleur, de rires, de chants, d’odeurs, de danses, finalement, de vie, et je m’en suis imprégné.
Ça a duré deux ans.
Février 2005, creux maximal de la vague. J’enseigne au Cégep de Chicoutimi depuis fin janvier, travaille sur mon mémoire les fins de semaines et planifie de retourner à Montréal pour l’été.
Rapidement, je me rends compte que le travail que je fais sur ma maîtrise les fins de semaine ne mène à rien. Ma seule chance est de retourner un mois à Québec, in situ, là où je pourrai consulter quotidiennement les membres du groupe de recherche. Mylène me laisse à la St-Valentin. Je concentre les énergies qui me restent pour donner mes cours au cégep, le reste prend le bord.
Je retourne début juin à Québec, de reculons, presque sans espoir. Je n’arrive pas vraiment à m’y mettre. Si je travaille 2 heures par jour à mon mémoire c’est beau. C’est à la fin du mois que mon directeur m’ouvre une fenêtre que je n’espérais plus : tu m’ajoutes telles telles choses et tu pourras faire ton dépôt final. Deux jours de corrections et je fini le 30 juin.
Aujourd’hui, j’ai reçu la reconnaissance des instances officielles, reconnaissance d’avoir satisfait à un programme d’études et d’avoir acquis les compétences pour faire un bon chercheur. Cependant, la valeur de la reconnaissance dépend de sa provenance. L’idée générale est que plus elle vient d’une haute instance hiérarchique, plus elle a de la valeur. Cependant, pour moi, cette interprétation, si elle est rhétoriquement irréprochable, s’éloigne de l’idéal de la Vérité. Plus la reconnaissance provient d’une source proche de nous, plus elle a de la valeur à mes yeux car c’est ceux qui nous connaissent le plus qui peuvent se rapprocher le plus de la personne que nous sommes et c’est eux qui peuvent le mieux déterminer si un de nos actes mérite reconnaissance ou non.
Ainsi, la reconnaissance des instances officielles à mon égard a peu de valeur. Elle m’a été donnée par des gens distants de moi, qui me connaissent peu. Ils me donnent une reconnaissance de ce que j’ai appris au cours des trois dernières années ? Pour apprendre, j’ai appris, oui. En astrophysique, pas vraiment. Ce que j’ai appris au cours des trois dernières années, aucun papier ne peut le résumer…
Aujourd’hui, j’ai reçu la reconnaissance des instances officielles. Malheureusement, aujourd’hui, cela ne signifie plus rien pour moi.
Allo,
Olivier m'a donné une adresse web où on peut retrouver le vidéoclip de la chanson "Les Étoiles filantes" des Cowboys Fringants :
http://www.cowboysfringants.com/videos.shtml
Vous cliquez sur le lien "Les étoiles filantes".
Publier un commentaire
<< Home